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« Infirmière avant tout, je voulais aider ! »

Trois nuit par semaine, Nathalie Roy, infirmière depuis 30 ans, vient en renfort des équipes de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil. La Fresnoise apporte soins et réconfort aux patients atteints du coronavirus en soins intensifs. Elle témoigne de « la plus difficile expérience professionnelle de sa vie ».

Quand la crise sanitaire éclate, Nathalie Roy, 52 ans, est de retour sur les bancs de l’université où elle prépare un Master d’Infirmière en Pratique Avancée. Quand l’université ferme, le 16 mars, l’infirmière de 30 ans d’expérience – principalement en cancérologie et comme infirmière coordinatrice – se retrouve… confinée chez elle, à la Peupleraie. « Je n’allais pas rester sur mon canapé alors que je pouvais être utile ! Infirmière avant tout, je voulais aider pendant cette période. » Elle signale sa disponibilité par plusieurs biais et, rapidement, la direction de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil la contacte. Le 23 mars, elle y intègre les soins intensifs d’une « unité covid » qui prend en charge une trentaine de patients.

Aucune crise ne peut justifier que l’on perde son humanité

Elle enchaîne depuis, du vendredi au lundi matin, les nuits au chevet de patients en détresse respiratoire, mais aussi psychologique : « Je vois de la peur dans leur yeux… Il faut savoir garder son sang-froid, se montrer rassurante, même si on tremble à l’intérieur. » Alors Nathalie essaye de leur apporter réconfort et empathie, entre deux soins : « aucune crise ne peut justifier que l’on perde son humanité. Là où je peux en mettre, j’en mets. »

De transmissions en transmissions – moment où les équipes soignantes changent et où elles se transmettent les informations sur les patients -, elle voit des malades sortir de l’hôpital, « une victoire » ; d’autres être admis en réanimation, en sortir puis rechuter quelques heures plus tard… Et des décès, près de deux par nuit. « (…) on ne s’y habitue jamais. Autant de patients qui vont mal en même temps, je ne l’ai jamais vu dans ma vie d’«avant ». » La mère de famille doit aussi faire face, comme tous les soignants, aux pénuries d’équipements de protection : « Les réglementation d’hygiène changent tous les jours en fonction de ce qu’il reste… Par exemple, on doit tenir avec un seul masque pour une nuit de 10h. On ne se sent pas protégés ni soutenus. »

Grâce à la plateforme AppartSolidaire de AirBnb, la Fresnoise bénéficie gratuitement d’un logement à proximité de l’hôpital Mondor. Quand elle revient à la Peupleraie, 24h après sa dernière garde, vient le temps du repos, de la pâtisserie, de la cuisine – elle offre des mets à sa voisine de 94 ans – et de l’écriture.

Pour évacuer ce qu’elle considère comme la « plus difficile expérience professionnelle de [sa] vie » et partager ses coups de gueule, son ressenti, ses peines, Nathalie Roy a créé un blog, où elle livre un témoignage poignant de ce qu’est la réalité de la lutte contre le coronavirus sur le terrain des soignants.

#restezchezvous

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