Fresnes en 1914

Il y a cent ans, Fresnes est un petit village au sud de Paris. Traversé par deux grandes axes, il occupe déjà à peu près la superficie que nous lui connaissons aujourd’hui, à savoir 358 hectares. Autour de l’hôtel de ville, de l’Eglise Saint-Eloi et de la Grande rue (actuelle rue Maurice Ténine) se concentre le centre-ville avec de nombreux commerces. Plusieurs  autres groupes de maisons installés au carrefour des Prisons, au petit Fresnes et près d’Antony, constituent le reste du village.

Pour l’ensemble de la ville, on compte environ 1 225 personnes réparties en 125 maisons et 3 257 ménages. Quelques établissements sanitaires et sociaux comptent également quelques résidents, comme l’orphelinat des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul (à la place de l’actuelle résidence de la Ferme) qui accueille 35 enfants, 5 employés et 12 sœurs. L’activité fresnoise est essentiellement rurale : on y cultive en grandes quantités blé, seigle, avoine, pommes de terre, luzerne. Les services agricoles de l’Etat recensent également une vingtaine de vaches et une cidrerie. Sur 350 hectares de superficie, 274 sont cultivés et 20 des prés naturels. Quelques industries et usines sont également présentes et prospères, comme la tuilerie Denis et la fabrique de meuble Lair, installée dans les vestiges du Château de Berny.

Le conseil municipal, conduit par M. le Maire Pierre GINISTY, se réunit plusieurs fois par an. Le 22 février 1914, par exemple, les élus décident du montant des droits de voierie, proposent de faire établir par un géomètre expert les véritables délimitations de Fresnes et Antony ou numérotent les immeubles de la rue de Fresnes. Trois mois plus tard, ils votent la campagne de réfection des chemins et municipaux dont la longueur s’élève à 5,596 km et changent le nom de la rue de Fresnes en rue de la Faisanderie.

En photos…

Quelques chiffres